Extrait de l'émission du 20 décembre 2008 "Salut les terriens" sur Canal +
Et voilà comment désormais on fait de l'audience... Exit la langue caustique, la langue sarcastique, la langue ironique, la langue cynique, la langue bien pendue, la langue de boeuf. Welcome to : la langue de putes. Frédéric Dard avait un jour déclaré : " Traiter son prochain de con ce n'est pas un outrage, c'est un diagnostic". Et ça, c'est franchement drôle. Mais Naulleau n'est pas Dard et du coup... ça n'a pas du tout le même rendu. Mais ce n'est pas tant que Cauet se soit fait traiter de "con" qui m'a fait bondir (car ça je m'en tape comme de mon premier bol de corn-flakes) que d'entendre Laurence Boccolini et Guy Carlier se faire traiter de gros... La vanne balancée sur un nain parce qu'il est nain, sur une grosse parce qu'elle est grosse, sur un borgne parce qu'il est borgne, une blonde parce qu'elle est blonde, c'est pas franchement original. Pas plus que la vanne pipi-caca. Jouir des pleurs d'autrui... c'est pitoyable. La méchanceté érigée en totem du drôle et de l'esprit alerte, c'est tout simplement effrayant. Laurence Boccolini avoue avoir elle-même fait pleurer des gens lors d'interviews mais elle déclare aussi s'être excusée auprès de ces mêmes gens quelques années après, ayant (enfin !) réalisé qu'elle avait été odieuse. Ardisson s'excusera t'il ? S'en prendre à Cauet parce qu'il est con, s'en prendre à Boccolini parce qu'elle est grosse... Cherchez l'erreur ou plutôt le trait d'esprit... On est donc toujours le con de quelqu'un ; que ces deux là ne l'oublient pas. Les miens peut-être ? Je ne déteste pas la méchanceté. Elle peut être irrésistiblement drôle mais elle ne peut s'enorgueillir d'être indispensable que si elle est soutenue par une sensiblité aux autres infaillible. Pour ceux qui comme moi aime la méchanceté qui se déploie avec panache et excellence, voici la preuve que l'on peut être drôle tout en étant cruel : "Aujourd’hui, c’est à vous que je m’adresse, chers enfants. Savez-vous, petits connards, qu’à l’âge où vous jouez aux billes comme des imbéciles, Wolfgang Amadeus Mozart, lui, avait atteint le génie ?" Pierre Desproges "Pourquoi l’idée que mes enfants souffrent m’est-elle si complètement insupportable, alors que je dors, dîne et baise en paix quand ceux des autres s’écrasent en autocar, se cloquent au napalm, ou crèvent de faim sur le sein flapi d’une négresse efflanquée?" Pierre Desproges "Si tu étais plus belle, je me serais déjà lassé. Tandis que là, je ne m'y suis pas encore habitué. " Raymond Devos "Le fait qu'une femme puisse traverser l'atlantique à la rame, moi je dis: "bravo". Ca prouve deux choses: 1- qu'une femme peut être largement aussi con qu'un homme, et 2- qu'une femme peut vivre dans 1 mètre cube pendant 4 mois et perdre 10 kilos ... sans faire chier personne !" Christophe Alévêque "Les femmes ressemblent aux girouettes, elles rouillent quand elles se fixent." Voltaire Et pour faire un lien direct avec le thème principal de ce blog, à savoir "la littérature", Thierry Ardisson qui se flatte de placer la littérature "au-dessus de tout" a été grillé en flagrant délit de plagiat dans son livre "Pondichéry" paru en 1994. "C’est là que je fais la connerie de ma vie. Un dimanche après-midi, pour gagner du temps, complètement inconscient des conséquences, je recopie mot à mot six pleines pages d’un bouquin des années 30, une description d’un quartier de Pondi. Un livre de Louis Delamarre, "Désordres à Pondichéry"… La confession d'Ardisson s'étale dans "Confessions d’un Baby-Boomer" (2004), un livre d’entretiens avec Philippe Kieffer. "Là, normal, j'en prends plein la gueule. C'est clair, ceux qui n'avouent pas, on les fait pas chier autant. Si j'avais nié, on m'aurait cassé les couilles pendant trois semaines, et tout le monde serait passé à autre chose. [...] Tandis que là, c'est la curée. Et puis, on m'en parle depuis dix ans de ces dix pages recopiées sur les 300 que comporte le livre ! J'ai pris 10 piges ! Y a des jours, je ne sais pas si toutes les vérités sont bonnes à dire. " 10 pages ? Mon cul ! (enfin le sien ! planqué sous son clergyman) C'est comme l'alcoolique qui raconte qu'il ne boit que 2 bières par jour. Jean Robin, va mener de véritables investigations en fouillant les catalogues de la Bibliothèque Nationale et en avalant tous les livres qui évoquent Pondichéry. Résultat : une soixantaine de pages plagiées ; non pas 1 auteur (du reste qui se prénomme Georges et non Louis Delamarre, comme le dit Ardisson) mais au moins 6 !!! Thierry Ardisson, chantre autodéclaré du sex, drugs & rock’n roll , a réussi un coup de maître : la baise simultanée de tous ses lecteurs et lectrices ! Quelle vitalité pour un type de 60 piges ! *** |
TV langues de p***
In No brain... No paindimanche 11 janvier 2009
Related Posts:
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)








9 commentaires à lire:
On a le droit évidemment de ne pas apprécier Eric Naulleau, mais de là à l'associer à Thierry Ardisson...
mardi, 13 janvier, 2009Dans le débat du 02/01/09 d'Arrêt sur Images, Eric Naulleau s'expliquait longuement sur ce rôle de sniper (terme qu'il récuse) qu'il joue dans l'émission de Laurent Ruquier. Son but de déstabiliser la personne qu'il a en face de lui, de manière à la faire quitter les rails de son discours promotionnel. Selon lui, c'est le seul moyen de faire ressortir quelque chose de la discussion. On y croit ou on n'y croit pas.
De toute façon, les invités savent ce qui les attend sur le plateau sachant bien que d'une manière ou une autre, les dérapages plus ou moins contrôlés leur font de la pub.
Évidemment, on a le droit de critiquer des invités à la télévision, même de façon virulente, à condition de ne pas tomber dans l'injure pure et simple ni les attaques sur le physiques.Peu importe par ailleurs le bien-fondé de ces insultes, ce n'est pas là l'important.
Même s'il va parfois trop loin, Naulleau est l'un des seuls à oser dire se quatre vérités à un invités dont le livre est médiocre.
Je note dans un coin de ma tête sa phrase sur les rapports entre snipers et repentis, il l'avait déjà sortie lors de l'émission d'Arrêt sur Images. Et moi qui croyais qu'il avait improvisé cette flèche sur le plateau...
@Sarpedon : Bon là je dois me fendre d'une longue réponse car tu es un de mes 4 "fidèles abonnés" et j'ai décidé que mes abonnés auraient le droit à un plus !
mardi, 13 janvier, 2009J'aurais aimé (j'écris au conditionnel) que Naulleau fasse remarquer à Ardisson que ce dernier dérapait. C'est en cela que je les ai associés. Associés dans la connerie.
Je conteste surtout l'attitude d'Ardisson dans cet article.
Mais concernant Naulleau et son franc-parler, les choses prennent un autre tour quand l'invitée est très jolie ou sexy.
Je l'ai vu aux côtés de Linda Hardy et il était pitoyable. C'est à peine s'il ne bavait pas sur la table. Elle l'a remis à sa place d'une façon extrêmement sèche, visiblement très agacée par son attitude lubrique. Et là, le franc-parler de Naulleau était loin d'être au programme.
Naulleau pourrait être excellent s'il ne s'enfermait pas dans un rôle que je ne trouve pas toujours très clair et défini.
Son entretien avec Werber (j'avais écrit là dessus) m'avait beaucoup énervée.
:)
J'ai vu aussi l'émission d'ASI, étant abonné. Je pense comme Cogito Rebello que lorsque l'on donne dans l'humour méchant, faut être inattaquable. Naulleau crache dans la soupe en étant chez Ruquier. Il conchie ce qui le fait exister. Comme un prof qui passe sa vie à dire aux élèves "je me demande pourquoi je m'abaisse à vous faire cours". Ceci dit, billet de haute tenue, bravo ! Et commentaire contadictoire très bien aussi !
mardi, 13 janvier, 2009RV
@RV : merci :)
mercredi, 14 janvier, 2009Le principe qu'il faut être franc, quitte à déplaire, dans la critique d'une oeuvre me séduit totalement. Le souci avec Naulleau c'est que ce type d'exercice n'est parfait que dans une émission qui lui serait propre, presque dans un entretien avec l'auteur. Là, chez Ruquier, avec quelques 3 à 4 mètres de distance avec l'auteur, avec tout un public alentour, cela frise l'effet "tribunal" et prend parfois une allure inquisitoire.
Ce genre de critique-spectacle me déplaît et me met mal à l'aise.
J'attends de voir ce qu'il fera sur Arte. Là, il pourra exercer son métier sans se tromper de genre.
ce raloussage est rondement bien ficelé et totalement justifié, je vote donc pour ce genre de billet et je dis longue vie à la rubrique potins qui fé tro du bien!
mercredi, 14 janvier, 2009et sinan pour le vote en haut à gauche...c dingue j'me pose la même kestion pour mon blog, du coup ben je sais pas koi cocher...c Naulleau euh...ballo!
mouais, bon, bof...
:)
@Pffftt... : Je ralousse sans cesse mais j'essaie de ne pas innonder ce blog sinon il faudrait le rebaptiser "cogito ralousso" :)
mercredi, 14 janvier, 2009Donc tu es dans la même interrogation existencielle que moi ! Ca ne m'aide pas du tout ça !
;)
J'adore cet article, cette verve qui salit les méchants, car oui, user de son pouvoir médiatique pour dire autant de conneries c'est inadmissible ! Il y a tant à faire, tant à dire dans une émission de grande audience, ces propos sont affligeants, il n'y a pas d'autre mot. Quant au plagiat, ma foi... les talents littéraires d'Ardisson ne m'a jamais intéressée (moins que le personnage qui est un beau symbole de l'arrivisme de notre époque, cela dit il le fait avec une certaine intelligence qui me laisse admirative).
jeudi, 15 janvier, 2009ne m'ONT jamais intéressée, bien sûr...
jeudi, 15 janvier, 2009j'en perds mon clavier
@Magda : Mais quand c'est dit devant des millions de gens c'est nettement plus percutant que lors d'une soirée à 5, non ?
vendredi, 16 janvier, 2009Enregistrer un commentaire
Ouverts à tous, anonymes ou pas.